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Diazboul Mouride

Découvrez sa biographie, sa philosophie, ses enseignements et l’héritage de la voie Baye Fall.

Baboul

Diazboul Mouride

Diazboul Mourid

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DIAZBOUL MOURID Par Cheikh Ibrahima FALL


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DIAZBOUL MOURID Par Cheikh Ibrahima FALL

Né dans la province du Ndiambour en 1858, Cheikh Ibrahima FALL descend en ligne directe de la famille aristocratique du Déthialaw. Il fit ses humanités à l’école coranique de son père Amadou FALL et acheva sa formation aupràs de maêtres réputés pour leur connaissance des sciences islamiques telles que la théologie (tawhid), la jurisprudence (fikh), le Commentaire du Coran (tasfir), la grammaire ou la rhétorique. Sa rencontre avec Khadimou Rassoul marqua un tournant important dans son aventure spirituelle et dans sa quÉte d’absolu. Il en acquit la conviction que le salut ici-bas et dans l’au-delà résidait dans la soumission à Dieu, le Tràs Haut, à son prophàte(p.s.l)et à un guide vertueux et éclairé. Dàs lors, par son abnégation et son dévouement au service de Cheikh Al Khadim, il inaugura un nouveau type de rapport entre le marabout et le disciple, fondé sur l’acte d’allégeance (Djébeulou) et le respect scrupuleux des recommandations du maêtre. L’autre credo de Cheikh Ibra FALL était le travail productif qu’il avait élevé au rang d’action pieuse, d’oà ses mots d’ordre : “Dieuf - Dieul”;”Liguey tchi jaamu yalla la bokk”(le travail fait partie de la religion). Sa contribution à l’expansion du mouridisme fçt telle qu’on a pu dire que si Cheikh Ahmadou BAMBA était l’âme et le concepteur inspiré de la Voie, Cheikh Ibra en était le bras séculier, la cheville ouvriàre. Sa disparition en juin 1930 à Diourbel, trois ans apràs celle de son vénéré maêtre, laissera un grand vide dans la confrérie.


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Cheikh Ibrahima FALL “Baboul Mouridina”

DIAZBOUL MOURID

SOMMAIRE

  • PREFACE
  • INTRODUCTION
  • LA BASMALA
  • ACTION DE RENDRE GRÂCE À DIEU
  • LE JEÛNE
  • LA PRIERE
  • RECOMMANDATIONS AUX MOURIDES
  • LA BONTE ENVERS LES PARENTS
  • SERIE DE CONSEILS AUX MOURIDES
  • CONSEILS SUR LES RAPPORTS SOCIAUX

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PREFACE Suspecté d’hérésie, dès ses origines, par les gardiens de l’orthodoxie musulmane et accueillie avec circonspection par les milieux bien-pensants de la communauté mouride, la doctrine “ Baye-FALL” n’en finit pas, aujourd‘hui encore, de susciter des interrogations et d’alimenter des controverses. Mais, au-delà du tumulte que ces querelles d’écoles ont pu soulever, il reste que l’absence de sources écrites émanent du fondateur de l’ordre ou de ses proches, a toujours constitué un facteur limitant dans la recherche de la vérité, réduisant ainsi le débat à une vaine polémique oâ les protestations indignées des uns répondaient aux “fatwas” d’exclusion des autres. Dès lors, comment ne pas se réjouir, pour la clarté du débat, que les autorités Baye FALL aient décidées de publier le seul ouvrage connu de Cheikh Ibra FALL ; “DIAZBOUL MOURID” Le second mérite de cette publication tient au fait qu’elle dénie désormais toute crédibilité à l’hypothèse selon laquelle, Cheikh Ibra était un homme inculte, voir simple d’esprit, incapable de discernement et donc affranchi de toute obligation religieuse. La lecture de son ouvrage prouve, à l’évidence, qu’il n’en ai rien. Mieux, la nature et la diversité des thèmes traités ainsi que la pertinence du propos démontre, à suffisance, que Cheikh Ibra avait une connaissance très fine du Coran et une parfaite maîtrise des règles de la Charia. En effet, l’ouvrage que l’on pourrait à juste titre considère comme le “manuel du Parfait Mouride” aborde avec un rare bonheur des questions touchant aussi bien au Dogme et à la jurisprudence qu’au Soufisme ou à la purification morale. Les préoccupations sociales n’y sont pas non plus absentes, avec un traité magistral sur la relation parent-enfants ainsi que des recommandations pratiques sur la vie en société. En parcourant l’ouvrage, le lecteur aura donc le loisir mais aussi l’heureuse surprise de découvrir une pensée à la fois dense et profonde, abstraite et pragmatique. Il aura aussi également le privilège de s’abreuver aux sources d’une érudition et d’une sagesse totalement insoupçonnée. En effet, l’une des particularités du livre est qu’il foisonne de métaphores et de maximes notamment dans ses chapitres consacrés aux recommandations et conseils. Les vertus pédagogiques qui s’attachent à cette forme d’écriture sont suffisamment connues pour qu’il soit encore besoin de les rappeler ici. Une autre originalité de l’ouvrage réside dans le procédé littéraire qui a été choisi pour délivrer le message : tantât, l’auteur s’exprime à la troisième personne du singulier, tantât c’est la première qui est utilisée. Ce qui peut à priori dérouter le lecteur non-averti même si l’on sait par ailleurs que cette technique d’écriture relève d’une vieille tradition coranique. Au total, l’œuvre qui nous est proposée, ne se contente pas d’être intrinsèquement remarquable mais elle agit aussi comme un révélateur de la stature intellectuelle, jusque là méconnue, de son auteur.


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La grandeur d’une communauté, a-t-on coutume de dire, se mesure essentiellement à la qualité de ses hommes et en particulier de son élite.

Sous ce rapport, on peut, sans conteste, considérer que Cheikh Ibra a admirablement rempli sa mission car outre le fait d’avoir incarné au plus haut point la philosophie du travail, il nous a également gratifié d’une œuvre majeure qui fait aujourd’hui honneur à toute notre communauté. Mieux encore, Cheikh Ibra par sa vie et son œuvre nous a délivré un message de haute universalité : L’Abnégation, le Dévouement à un idéal élevé, le Don de soi qui sont les clefs qui ouvrent à coup sàr les portes de la béatitude et du bonheur éternel. N’est-il pas d’ailleurs lui-même, considéré comme la “Porte du Mouridisme”? Puisions-nous donc méditer l’exemple de cet éminent soldat de la foi qui aura tant donné de sa personne, de sa famille et de ses biens sans rien attendre en retour si ce n’est l’Agrément Divin. Qu’ALLAH, dans sa miséricorde infinie soit satisfait de lui. Qu’il nous guide sur la voie droite, qu’il agrée toutes nos bonnes actions et qu’il nous pardonne tous nos péchés, grands ou petits. Par la gloire du meilleur des êtres (psl) et de son meilleur serviteur Cheikh Ahmadou BAMBA. Amine

Le comité de traduction

DAKAR, JUIN 1998


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INTRODUCTION

Je cherche refuge en Dieu contre Satan le maudit

Au nom de Dieu Clément et miséricorDieux. Que la paix et le salut soient sur notre prophàte Mouhamed. Il n’y a de puissance et de force qu’en Dieu le plus haut et le plus puissant. Le Cheikh, Ibrahima ben Mouhamed ben Ahmed ( que Dieu l’aide à accomplir des actions louables, de même que nous), le guide, celui qui suit la voie tracée par son Cheikh magnanime, clairvoyant et juste, le guide des mourides, de par sa sagesse; le Cheikh Ibrahima qui est accroché à la corde de son Cheikh le Bakki qui est lui même attaché à la Sounna du Prophàte le Makki, le Savant, l’Érudit, l’Océan de savoir, le Connaisseur, celui-là qui est unique en son temps et en son époque, dont tout disciple est sur le droit chemin et tout détracteur perdu et dont aussi, tout disciple est sauvé et tout individu s’étant détourné de lui est perdant.


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LA BASMALA

Le Cheikh Ibrahima a dit : ” Pour l’exégèse de la Basmala (Bismi-lâhi)

 la lettre (bâ) est une allusion à l’abandon du péché.  La lettre (sîne) une allusion à l’abandon du détestable.  La lettre (màme) une incitation à se référer au prophàte (p.s.l)

une autre exégàse veut que :

 le (bâ) soit le symbole de la beauté de Dieu.  le (sàne) la splendeur de Dieu.  le (màme) son pouvoir.

Alors qu’une troisiàme exégàse veut que :

 le (bâ) soit la bonté de Dieu.  le (sàne) la splendeur de Dieu.  le (màme) le pouvoir de Dieu et son éternité.  le (alif) du nom Divin (ALLAH) signifie l’unicité de Dieu.  le premier (lâm) la bienveillance de Dieu.  le deuxième (lâm) son pouvoir d’adoucir les cœurs des croyants.  le lettre (heu), quand à elle, signifie son pouvoir de les conduire dans le droit chemin, Lui le MiséricorDieux ici-bas et dans l’au-delà.


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ACTION DE RENDRE GRÂCE À DIEU Sachez qu’il y a quatre types de louanges :  une louange qui émane de Dieu, le Préséant, envers Lui-même, comme dans le verset :”Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre.”  une louange de Dieu le préséant envers l’homme qui n’est qu’un événement comme dans le verset :”Qu’est merveilleux le serviteur repentant.”  une louange de l’homme à Dieu, comme dans le verset :”Louanges à ALLAH, Seigneur de l’univers.”  une louange provenant d’un homme, destinée à son semblable, comme celles que nous nous échangeons mutuellement. Tous ces types de louanges appartient, enfin, à ALLAH, parce qu’il est le seigneur des serviteurs et de leurs actions.

LE JEÛNE Sache que le jeàne n’est rentable que si l’on vise l’affirmation de l’existence de Dieu, et si l’on veille sur quatre éléments : l’œil, le cœur, l’oreille, l’esprit. En les contrâlant, parce qu’ils sont organes de sens. Tâche aussi de contrâler les autres organes, à ne rien y introduire, qu’il s’agisse d’aliment ou de boissons. Le jeàne est réservé à Dieu qui se charge de sa rétribution et si tu le fait dans le seul but de faire plaisir à Dieu, ceci revêt une signification : Dieu est le Lointain et le Proche et toi le demandeur. Sache alors que la distance demeure aussi longtemps que l’on n'effectue pas le voyage. Dieu est certes proche mais il a aussi mis un voile entre lui et certains de ses adorateurs de sorte que leurs yeux ne Le voient pas. Mais l’existence de distance et du voile est atténuée par les propos de certains sunnites qui affirment qu’on verra Dieu au Paradis, et que par ailleurs, la distance qui nous sépare de Lui disparaît progressivement par la grâce du jeàne.


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LA PRIERE Prends soin de formuler l’intention de prier peu avant ou juste au moment de prononcer le premier “Allâhou akbar” et si possible, entre la première lettre de la formule (le alif) et la dernière (le râ). Le récit d’introduction dit (iqama) est quant à lui sounna, alors que le sermon d’un Imam à son assistance, le jour du vendredi, relève du surérogatoire. Et parce que les choses d’ici-bas peuvent nous distraire, veille à la présence du corps et de l’esprit, comme si tu voyais Dieu et communiquais avec lui secrètement. Ne sois pas présent physiquement, alors que ton esprit s’occupe d’autre choses que Dieu et son Prophète (p.s.l.). Tâche donc de te détourner des futilités d’ici-bas et ces de penser aux affaires terrestres. Pense plutât à l’au-delà, en t’efforçant d’écouter la communication avec Dieu pour espérer bénéficier de sa grâce à la fin de ta prière, par la gloire de ton Cheikh. C’est ALLAH seul qui guide à la bonne action et c’est lui deul qui a guidé Ibrahima Ben Ahmed Ben Mouhamed Ben Habib al-lâh (que Dieu nous permettent de tirer profit de sa gloire, qu’il agrée de même que nous, par la gloire du Prophète ”P.S.L.”) Toi donc, qui cherche le savoir, ne sois pas, par rapport à ce livre, comme “les infidèles parmi les gens du livre qui n’ont cessé de mécroire Dieu, jusqu’à ce que leur soit venu la preuve évidente” S.98 V;1 Si ce livre ne provient pas de Dieu, il émane cependant d’un de ceux qui recommande le bien et est de nature à attirer les mourides vers leurs Cheikhs. Et toi, ne sous-estime pas ces derniers car, ils n’ont pour intention que de faire plaisir à Dieu et rendre service à son Prophète (P.S.L.). Souviens-toi que le paiement d’une dette incombe aux héritiers d’un disparu, et en leur absence le fait d’en faire aumâne est conseillé. Ce livre, je l’ai intitulé : ”L’attirance des mourides vers le service des Guides Spirituels” Cette mise au service des guides n’est pas destinée à sous-estimer les mourides car la voie qui mène vers Dieu est cachée dans le cœur des croyants; ainsi, si tu cherche la piété, frappe aux cœurs des Mourides et puise dans leurs réserves; sois pétri d’une foi sincère; fais de la bonne action et de l’espoir en Dieu, ton aspiration. Ne cherche réconfort qu’en Allah, car il est avec toi, comme il le dit dans le Coran : “Il est avec vous, là oâ vous êtes et il est témoin oculaire de toutes vos actions”. Fais de son pouvoir ton seul fardeau, car il le thésaurise avant de le manifester, et prends pour objectif Sa lumière àternelle, car toutes lumière autre que la sienne est appelée à s’éteindre. De la même façon, considère Son pouvoir comme le seul Eternel, car, tout autre pouvoir n’est qu’un mirage éphémère. Fais de Son adoration ta seule nourriture car c’est celle là qui demeure alors que toute autre nourriture est périssable. Ne fréquente que les gens assidus à la prière et au jeune, tout en accomplissant des efforts pour Dieu. Ainsi tu seras sauvé de l’émerveillement que produisent les femmes et le pouvoir, car cela ne


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mène qu’à la ruine. Détourne toi des gens du temporel et des turpitudes; ils ne pourrons aller au delà de ce que Dieu recommande, et le font-ils ? Médite alors le verset qui dit : ”Est-ce que vous recommandez du bien aux autre alors que vous oubliez votre propre personne ?”

RECOMMANDATIONS AUX MOURIDES Toi qui vises DIEU (le mouride), comment peux-tu prétendre construire alors que tu n’es toi-même qu’un simple édifice crée. Viens vers moi, tu me trouveras et tu auras le Salut. Comment prétends-tu porter alors que toi-même tu es porté : Allàge ton fardeau et ne t’en préoccupe pas trop. Ne sois pas symbole d’égarement et pense à descendre ton fardeau qui ne trouvera son équilibre que si tu te rabaisses devant ton seigneur. En effet, comment pourrais-tu exercer ta pensée alors que tu ploies sous une lourde charge? Ne te fatigue donc pas et ne t’encombre pas de scrupules ni d’embarras, car les seules voiles de DIEU ne peuvent constituer des obstacles qui t’empéchent d’aller vers ton objectif. Sache que la clé de cet objectif est chez ton Cheikh, et à ce titre, tu es appelé à passer par sa porte pour atteindre Dieu car la porte de ce dernier ne peut être forcée ni fracassée. Cherche alors sa bénédiction, une bénédiction citée dans ce verset : “ On les gratifierait de bènèdiction provenant du ciel et de la terre par la pluie comme on en a fait avec les anges et les prophàtes” Cette parole suffit pour t’édifier, car la porte d’accès à Dieu est enfouie dans les cœurs des croyants et si ces derniers sont satisfaits, tu auras le Salut demain. Par contre, et comme le rappelle ce verset du Saint Coran : “ ceux qui font subir des èpreuves aux croyants et aux croyantes et qui ne se rentrent pas, auront le châtiment de l’Enfer et le supplice du Feu”. S.85,V.10. Ainsi, s’il est recommandé au Mouride de se mettre au service de son guide, de nourrir les pauvres, les faibles et les proches, de cacher les parties honteuses de son corps pendant la prière par un quelconque vêtement, il est aussi un devoir qui incombe à tout musulman de se préparer à la mort et à l’au-delà, car toute demeure, toute habitation a besoin d’être aménagée avant d’être habitée. Aspire donc à ce qui se trouve en Dieu et en son prophète (P.S.L.), bien que ceci ne se donne qu’après la mort et n’oublie pas ta dernière demeure afin de ne pas la trouver demain en état de délabrement avancé. De même, prends soin de te détourner du profit sauvage (illicite), car il ne fait que souiller ton gain. Crains l’enfer et fais du paradis ta cible, ce paradis dont Dieu dit : “Chacun des deux vergers donna sa récolte”. Ne sois pas malchanceux comme un vêtement de deuil car l’incrédule ne trouvera pour récompense que du métal chauffé.


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LA BONTE ENVERS LES PARENTS La bonté envers les parents est une obligation mentionnée dans le Coran et la Sounna et qui fait l’unanimité chez les jurisconsultes. Ainsi, il ne faut certes pas les suivre dans le péché, mais il faut être doux à leur égard, formuler des priàres pour eux s’ils sont musulmans, bien les traiter, leur être dévoué comme un esclave, car Dieu recommande de les respecter, et demander la grâce de Dieu pour eux. Ainsi que le recommande ce verset : “Et dis : Seigneur ! aides-les en la clèmence comme ils m’ont èlevès enfant. Et dis : Ton Seigneur en a dècidè ainsi : que vous n’adoriez que lui et que vous traitiez vos deux gèniteurs (père et mère) avec bienveillance.” “Si l’un d’eux ou tous les deux atteignent chez toi la vieillesse, ne leur tiens pas de propos dèplacès, ne leur rèponds pas avec brutalitè et tiens leur un langage gènèreux” S.17.V.23. Sois donc constamment bienveillant à leur égard en tout lieu, en présence ou en l’absence de témoins, et ne les abandonne pas car tu es leur héritier et ils ont cultivé en toi l’amour du dévouement et surtout du dévouement à Dieu. Sache aussi que celui qui met ses parents au service de Dieu a accompli une bonne action et celui qui les met au service d’un autre que Dieu a fait une ingratitude. Une ingratitude de l’homme comparable à celle dont Dieu dit : “L’homme est certes ingrat envers son Seigneur, et pourtant, il est tèmoin de cela ; et pour l’amour des richesses il est certes ardent”. S.10, V.6-8. Ainsi, il y a des parents qui n’exhortent pas leur progéniture à s’engager dans la voie de Dieu, ils ne voudraient pas les contrarier ; des parents qui se lamentent même lorsque leurs enfants recherchent l’agrément de Dieu et qui se réjouissent quand ces derniers s’efforcent d’obtenir des biens d’ici-bas. Ils ne regrettent pas que leurs enfants se détournent de Dieu qui pourtant, mérite plus que quiconque qu’on se consacre à Lui car il est le Seigneur des serviteurs ainsi que leurs actions. Ne dit-il pas dans son livre saint : “Dieu vous a crèès vous et vos actions”.

Et s’il Lui plaisait, il vous aurait tués vous et vos parents, comme il Lui est possible de vous tuer sans eux ou de les tuer en vous épargnant. C’est Dieu seul qui garantit la fortune comme il l’annonce dans ce verset : “Il n’y a pas d’être vivant dont Dieu n’est pas garant de ses provisions. Lui, qui sait le lieu d’ètablissement de chaque être et son lieu dèpositaire, car tout ceci est ècrit dans un livre clair.” Ces paroles émanent du guide distingué, le Mouride sincàre qui a surclassé sa génération, en l’occurrence notre maêtre Ibrahim Ben Ahmed Ben Mouhamed qui a dit, entre autres, les paroles suivantes : “ Oh Dieu qui assiste, nous implorons Ton secours et Ton aide, car il n’y a de puissance et de pouvoir qu’en Toi, le Haut et le Puissant”.


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Gloire à Dieu qui a fait de ses Prophàtes et de ses Élus les dépositaires de Sa grâce, que ceux-ci se chargent ensuite de distribuer aux autres serviteurs. Gloire à Dieu qui a fait des savants, les dignes héritiers des Prophàtes. Quant à vous, serviteurs de Dieu, je vous recommande l’adoration de Dieu tel qu’il vous l’a prescrite, c’est à dire, de n’adorer que lui, comme je vous recommande de le craindre, et de le louer; Lui qui est l’Initiateur de la vie et le Seul Capable de redonner la vie. Je vous recommande aussi de méditer sur ce qui vous entoure ; cet environnement qui n jouit ni de savoir, ni de sens, tandis que vous, vous savez au moins quelque chose. Agissez sincàrement sur cette Terre qui vous a vu naêtre et qui sera votre derniàre demeure, ce lieu que vous ignoriez et oç vous ne pouvez ni vous défendre, ni défendre quelqu’un d’autre du mal. Craignez donc votre seigneur et ne craignez pas autrui, car Lui agit sans craintes, et rien ni personne ne peut le contrarier, ni lui faire des reproches ou des interdictions, ni le concurrencer ou s’opposer à sa volonté. Et souvenez-vous de ce verset qui dit : “Je n’ai crèè les Djiins (gènies) et les hommes que pour qu’ils m’adorent”. Oh donc, hommes et djiins adorez Dieu, craignez-le et suivez-moi, car celui qui suit Dieu et son Prophàte aura un grand salut. Et, si vous êtes tenta d’ignorer vos obligations envers Dieu, regardez l’exemple de la terre que Dieu a revivifiée apràs sa mort. Que d’effort vains sur cette terre alors qu’il y a un commerce tout de suite porteur, prenez donc garde ! Ainsi se présente le devoir envers le guide. Venez-y dans l’intention de faire plaisir à Dieu, mais considérez le dévouement, pour les guides comme une semence dont on espère récolter quelques fruits ; car l’intention comme le dit le prophàte (P.S.L.) vaut l’action accomplie. Souvenez-vous aussi du verset qui dit : “Si vous ne savez pas, demander aux gens qui connaissent le Livre Saint”, et de cet autre verset qui dit : “ Nous te voyons tourner le visage dans tous les sens, vers le ciel â la recherche de Dieu”.

Or, il est admis que celui qui n’a pas d’eau pour faire ses ablutions sur purifié par la terre (tayamoum), et que celui qui n’a pas accompli le pèlerinage peut s’en tenir à formuler l’intention. Ainsi, si les Mourides n’ont pas vu le prophète, ils peuvent se le présenter par les saints, se conformant ainsi à la recommandation de ce verset qui dit : “Oh vous les croyants, craignez Dieu et recherchez tout ce qui vous ouvre Ses portes et combattez sur Son chemin, peut-être rècolterez vous le succàs.” N’attendez donc pas le jour Dernier pour agir, si vous le faites, vous le regretteriez amèrement car l’opportunité serait passée et il ne vous resterait alors que du regret. Celui aussi qui, parmi vous, a une bonne intention n’a qu’à agir, sinon son intention serait comparable à un nuage sans pluie, car si vous n’avez pas la chance de voir la Kaaba, la mosquée devrait vous suffire. Le Cheikh Ibrahima (que Dieu lui accorde plus de grâces) a dit : il y a des gens qui se sont détournés des saints, donc des avantages de Dieu dont ceux-ci sont dépositaires, et se sont consacrés à l’acquisition des biens que sont les champs et les animaux, par amour des plaisirs d’ici- bas.


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Ceux-là se sont détournés de la vérité, de la Balance des faits, du jour Dernier et sont occupés à satisfaire les besoins de leur ventre, ce qui ne représente aucune utilité ni au moment oç l’ange extrait l’âme, ni au moment de l’enterrement, ni le jour de la résurrection au sujet duquel Dieu nous prévient, dans ce verset : “ Le jour oç la richesse et la progéniture ne servirons à rien, oç seul sera sauvé celui qui viendras avec un cœur pur “. Ils se sont désintéressés des remàdes spirituels et de la lumiàre dont les guides pouvaient leur faire bénéficier, et se sont adonnés aux femmes et au pouvoir, aidés en cela par iblis (satan). Ils se sont adonnés à l’argent, se sont évertués à être riches ou à devenir des chefs temporels, au lieu de chercher l’agrément de Dieu, devenant esseulés, et se suffisant des familles, des voisins, et des causeries dans les mosquées, sans recourir à l’orientation des guides. Alors que, si cela suffisait, Dieu n’aurait pas envoyé des Prophàtes Messagers, descendu le Coran, encore moins les Traditions Prophétiques et n’aurait pas créés les Waliou (élus) qui sont des gens inspirés qui orientent aussi bien ceux qui s’en tiennent à lire les livres, leurs familles que les autres serviteurs qui les suivent. Ces saints sont bénéficiaires de l’Agrément de Dieu, comme le sont les martyrs de l’Islam, et les compagnons du Prophàte... Les gens se sont désintéressés des Cheikhs parce qu’ils ignorent l’utilité que ces derniers peuvent leur procure dans leurs tombes, ils s’adonnent ainsi aux femmes, à la distraction et à la nourriture, lâchant ainsi la corde qui les relie aux guides spirituels. Ils s’encombrent de boissons qui, mélangés à la nourriture, ne deviennent que déchets et mauvais air. Ils ne font pas attention aux recommandations de leurs maêtres spirituels et ne se mettent pas à leur service, et pourtant, c’est ce qui reste à faire, et ce qui est utile demain. Ils n’écoutent ni les prêcheurs, ni ceux qui leur prodiguent des conseils et qui veulent leur éviter le mal demain ; au contraire, ils préfàrent écouter le son des flûtes, les battements des tambours, les chants des femmes et des insouciants. Ainsi, ils n’écoutent pas les vertueux, qui ont la morale, qui recommandent le bien et interdisent le mal, mais leur attention est polarisée par le gain commercial et les femmes sottes. Ils évitent aussi de s’asseoir avec les musulmans pieux et les personnes de condition modeste. Ainsi, négligeant leurs tombes, ils se préoccupent des biens terrestres qui deviendront peut-être un héritage pour leurs enfants mais qui ne leurs serviront à rien au jour du Jugement à propos duquel Dieu dit : “Dieu promet le Paradis aux croyants en èchange de leurs personnes et de leurs biens.” Ce verset est renforcé par ce Hadith (Tradition Prophétique) oç Dieu dit : ”Oh mes serviteurs, la richesse est ma richesse et le Paradis est le mien, achetez donc mon Paradis par la richesse.” Chers frères, prenez donc garde à vos familles, à vos voisins et à ceux qui viennent tisser des rapports de compagnie avec vous et qui veulent épuiser le peu de vos provisions de route dont vous disposez, alors que vous étiez seuls avant d’exister et que vous retournerez dans l’isolement, sans retour ni compagnie. Néanmoins, vos voisins et vos familles ont des droits sur vous car Dieu vous à recommander d’éduquer vos femmes et vos familles, par l’exhortation et l’avertissement. Il vous a recommandé aussi, de veiller à la fidélité conjugale, d’obtempérer aux ordres, d’être d’honnêtes musulmans. Fuyez donc le péché comme vous fuyez le lion ou le serpent. Protégez vos familles comme si elles étaient exposées à une armée ou à un voleur qui voudrait leur nuire alors qu’elles seraient désarmées ; protégez vos familles et vous-même contre les causeries nocturnes des jeunes.


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Évitez les causeries futiles dans les mosquées et protégez vos familles contre les assemblées des hommes sans moralités, de la même faàon que vous protégeriez votre chàvre contre les hyènes et les bêtes féroces. Ce devoir de protection est mentionné dans ce verset : “Protègez-vous et protègez vos familles de l’enfer.” Ne prêter pas non plus attention au commerce et aux bédouins car Dieu nous promet mieux dans le verset suivant : “Dis : ce que vous rèserve Dieu a plus de valeur que le divertissement ou le commerce, et que Dieu est le meilleur pourvoyeur” ou encore ce verset : “Les bèdouins sont les plus incrèdules et les plus hypocrites.” Méfiez-vous donc de ces derniers comme vous vous méfiez du serpent, d’un puits, du feu ou encore d’un canon et faites de l’adoration de Dieu et de son Prophàte, une habitude, de la même faàon que vous avez habitué votre bouche à la fumée, à la nourriture et à la boisson. Occupez-vous des recommandations de Dieu, c’est ce dont vous avez besoin pour vous parfaire et avoir le Salut, et attirez vos familles vers Dieu et son prophàte (p.s.l.) vers la priàre, le jeûne, l’aumâne, apràs avoir cultivé en eux la foi et la certitude aux bonnes promesses et aux avertissements de Dieu. Soyez entre la Recommandation et l’interdiction et évitez le mal aux membres de vos familles. Incitez vos familles à se diriger vers le prophàte aussi bien par leurs propres personnes que par leurs biens, sans disputes certes, mais avec fermeté. Intercédez pour les gens et mobilisez-les sur la voie de Dieu et de son Prophàte. Accrochez-vous à un saint, car les saint sont les Héritiers des prophàtes (P.S.L.) et soyez des musulmans comme le demande ce verset : “Dieu vous a choisi la religion ; ne mourrez donc pas sans que vous ne soyez des musulmans.”

Préparez-vous à effectuer le voyage à la recherche d’un Cheikh afin de vous accrocher à la corde qui màne au droit chemin, car si vous ne voulez pas vous absenter de vos maisons, soyez sûrs qu’un jour, vous en sortirez pour rejoindre vos tombes. Souvenez-vous toujours de ce verset du Coran qui dit : “Ont trouvè le chemin du Salut, ceux qui craignez Dieu, qui croient au Mystàre Divin, Qui s’acquittent de leurs priàres et qui dèpensent dans la voie de Dieu les dons qu’ils dètiennent de lui”. Ainsi, à défaut de voir le prophàte, le meilleur des hommes, référez-vous aux saints car Dieu parlant de hiérarchie entre les hommes a dit : “Nous avons èlevè les uns au-dessus des autres et nous avons privilègiès certains par rapport aux autres, afin que ces Saints intercàdent en votre faveur pour le pardon de vos pèchàs. ” En effet, si vous ne sortez pas pour Dieu, vous le ferez pour les femmes, les distractions, l’argent, ou alors vous serez obligés de le faire pour les exigences de la faim, les besoins vestimentaires, les besoins de soulagement. Que vos familles ne vous empêchent donc pas de vous occuper de Dieu le MiséricorDieux, car le moment venu, il s’occupera de vous, et vous ne pourrez trouver, parmi les membres de vos famille, personne pour vous préserver des décrets de Dieu, tels que, la mort, la cécité, la maladie,


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l’infirmité, etc.....à plus forte raison trouver quelqu’un qui pourrait vous sauver de l’Enfer et de ses supplices. D’ailleurs, personne ne peut intercéder pour un autre sans l’autorisation de Dieu. Si donc vous choisissez de vous réconforter de la compagnie de vos familles et de vos voisins, vous risquez de vous retrouver un jour seul avec vos pêchés et vous ne verrez personne pour intercéder en votre faveur. Ayez toujours à l’esprit que les gens sont plus enclins à inciter au pêché qu’à vous recommander Dieu, plus enclins à vous détourner de Dieu que de vous détourner du divertissement. Ils vous incitent à l’avarice et vous conseillent de thésauriser votre argent, dont le sort après la mort est de devenir un héritage pour les veuves et les orphelins. Si vous suivez de tels conseils, vous le regretteriez dans vos tombes, car un tel argent ne vous aura servi à rien. Hélas, les gens ne vous recommandent jamais de dépenser l’argent de votre commerce, dans la voie de Dieu. Certes, un tel refus de dépense est de nature à satisfaire les familles et les voisins qui se sentent en sécurité et rêvent d’une vie feutrée et éternelle. Ces mêmes familles et voisins s’attristent si vous vous dirigez avec fierté vers Dieu et si vous faites des sacrifices pour Sa Gloire ; pourtant ils ne pleurent pas par crainte du sort des pécheurs et de ceux qui s’adonnent aux plaisirs. Ils ne s’offusquent pas si vous vous vantez. Mais si vous vous humiliez et pleurez par crainte de Dieu, ils vous le reprochent et vous fuient. Pourtant, si vous ne consacrez pas vos ressources au service de Dieu et pour Lui seul, vous vous retrouverez un jour tout seul dans vos tombes. Sachez par ailleurs que l’on obtient la Gloire de Dieu qu’après s’être humilié pour Lui, et tout ce que vous sacrifiez dans la voie de Dieu, vous le retrouverez en rétributions de qualité après la mort. N’usez donc pas des faveurs de Dieu pour vous consacrer ensuite à autrui. Oh tel et tel! Consacrez-vous à Dieu ; mettez vos ressources au service de Dieu. Consacrez-Lui ce que vous avez de plus précieux et non pas ce que vous avez de plus dérisoire, cela est un moyen d’arriver à lui. En effet, vous ne pourrez bénéficier du Réconfort de Dieu que si vous avez renoncé à un autre réconfort à cause de Lui, jouir de Son bonheur que si vous avez renoncé à d’autres bonheurs à cause de lui, atteindre Sa Splendeur que si vous avez renoncé à des beautés à cause de lui, avoir de la famille céleste que si vous avez renoncé à vos familles à cause de Lui. C’est ainsi aussi que vous ne pourrez avoir d’enfant ou d’argent de Dieu sans consentir le même sacrifice, et vous n’obtiendrez de demeure éternelle dans l’au-delà qu’après avoir renoncé à vos demeures d’ici-bas pour la Gloire de Dieu. Le Cheikh vertueux et éclairé est aussi auteur des conseils suivant : “Oh frère ! Fais de l’Existence de Dieu ta propre richesse car c’est la seule richesse impèrissable, fais de la pudeur de Dieu ton vêtement, car c’est lui le seul vêtement qui ne brîle pas.” Choisis la faim et la soif comme nourriture, ainsi tu auras les meilleures des lumiàres. Purifie ton cœur par le jeûne et choisis-lui pour occupation l’évocation des noms Divins et la contemplation. Préfàre la Mosquée à ton jardin et à ton lit. Remplace le sommeil par les priàres nocturnes, car les vertueux sont ceux cités par ce verset : “Leurs cçtes fuient les lits”


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Ou encore ce verset : “Nous faisons sortir grâce â la pluie une vègètation dont se nourrissent leurs troupeaux et eux- màmes. ne voient-ils pas clair?”. En effet, l’homme n’est vertueux que s’il craint son Seigneur. Ainsi, il ne faut honorer un homme que si en revanche il glorifie son Seigneur, car sous-estimer celui qui porte quelque chose, c’est sous-estimer la chose elle-même. Le poète savant et éclairé ne dit-il pas : “Celui qui sèjourne chez un privilègiè se distingue sans aucun doute” “Et le chien des “gens de la caverne” (sourate 18) est un exemple pour tous les connaisseurs”. Celui qui sacrifie ses maisons et ses mobiliers sera sans nuls doutes honoré et celui qui sacrifie un petit avoir n’aura que l’équivalent de son sacrifice. Oh frère ! Ne sais-tu pas que le mil et l’eau sont aussi des nourritures destinées aux pauvres, comme le recommande ce verset : “(Les croyants vertueux) donnent de la nourriture qu’ils affectionnent aux pauvres, aux orphelins et aux captifs”. Ces croyants aident les indigents par leur richesse, et en honorant leurs femmes. Oh musulmans ! Ne soyez pas les chefs temporels, les bédouins incrédules ou ceux qui ne s’occupent que de commerce et méditez les paroles divines suivantes : “Un musulman peut-il être comme un pervers ? non, ils ne sont pas pareils”, “Le meilleur d’entre vous, pour Dieu est celui qui Le craint le plus”. Seriez-vous comme les associateurs qui courent derriàre l’argent toute leur vie, depuis leur naissance jusqu’à leur mort et qui marient fille apràs fille ? Ils n’auront que regrets si une calamité ou un animal féroce les leur arrache ; des regrets du genre : si ceci ou cela, si ce n’était pas etc. . .Si vous vous comportez ainsi, vous regretterez amèrement votre ignorance avérée de Dieu, Le Créateur, Le Pourvoyeur de dons. Seriez-vous comme ces chefs temporels cupides qui amassent des biens en chevaux, injustement ou encore resteriez-vous dans l’état d’ignorance de vos propres personnes et dans un état d’errements et de perplexité ? Seriez-vous comme les commeràant qui amassent l’argent sans se soucier d’épargner pour leur tombes ; qui ne s’acquittent ni des priàres, ni de la zakât, qui refusent de donner l’aumâne ; qui ne dépensent pas leurs richesse dans l’action pieuse, et qui ne méditent pas ce verset oç Dieu loue les bienfaiteurs : “Ceux qui s’acquittent de leurs priàres, donnent la zakât et font de la bienfaisance avec les dons de Nous (Dieu) leur avons octroyés”. Vous qui croyez, sachez que le fait de prodiguer des conseils est une obligation pour ceux qui sont privilégiés en intelligence. Aussi chantez les louanges de Dieu, votre Créateur et votre Bienfaiteur, et ne soyez pas comme les joueurs de flûte, les batteurs de tambour ou autres adeptes de divertissement, pour ne pas oublier le jour de la résurrection. Dépéchez-vous de vous acquitter de la priàre ; passez vos nuits en dévotion ; dépensez vos richesses dans l’action pieuse ; donnez de l’aumâne aux pauvres, veillez à la fidélité conjugale, mettez-vous au service des élus de Dieu (Waliou) car les bonnes actions sont celles qui tournent autour de Dieu, de son prophàte et des musulmans. Soyez dynamiques et généreux en conseils envers les gens et ayez pitié d’eux ; et ceci apràs que vous ayez assuré la purification de vos corps et de vos cœurs dans le but de vous parfaire.


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SERIE DE CONSEILS AUX MOURIDES Le salut du Mouride réside dans les six actions suivantes :  la foi  l’optimisme  le dynamisme dans le dévouement  la dépense (sacrifice)  l’humilité  le respect des recommandations du Cheikh Si tu respectes ce conseil, tu attireras les cœurs vers toi.

Ajoute à cela ces conseils supplémentaires :  Ne te plais jamais de ton infortune et respecte scrupuleusement ce que ton Cheikh t’as choisi, qu’il s’agisse de ce qui est manifeste ou de ce qui est caché. En d’autres termes, il faut consacrer trois choses à l’action de Dieu :

  • ta force,
  • ta richesse,
  • ton intelligence. Cela t’assureras l’ascension vers Dieu, comme le mentionne ce verset : “Je n’ai crèè les Djiins et les hommes que pour qu’ils m’adorent”.  Toi le musulman qui sàme (qui investit dans la voie de Dieu) ne confonds pas la terre ardue et la plaine, la mer et l’abreuvoir, et ne confonds pas les sources d’eau et les puits ; celui qui échangera la vie éternelle contre la vie d’ici-bas, n’auras que regrets car Dieu rappelle dans ce verset : “Que l’au-delâ est meilleur et durable”. La porte qui mène d’ici-bas à l’au-delà est ouverte, ne s’obstrue pas par l’argent. Il ne faut pas non plus tomber dans les erreurs suivantes : s’émerveiller des femmes de ce bas monde jusqu’à oublier celles du Paradis, gaspiller sa force à autre chose que Dieu, car comment entretenir des femmes et oublier les vierges du Paradis aux visages jolis, qui dégagent un parfum plus agréable que les meilleurs parfums que sont le musc et l’ambre gris, qui procurent une jouissance qui ne s’use pas, qui bénéficient d’une beauté toujours croissante et qui résiste en plus à l’épreuve du temps. Ces vierges qui ne subissent ni vieillissement, ni fatigue, qui ne souffrent d’aucune rousseur ou autre maladie de la peau et encore moins de maladie honteuse. Comment veux-tu entreprendre un tel voyage sans provisions, sans bagages, sans même des vêtements, en oubliant que demain il y aura un rassemblement ?

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Ce serait comme celui qui veut cultiver sans houe, comme celui qui veux creuses un puits sans pelle, ou celui qui veut puiser de l’eau d’un puits sans corde ni seau. Ayez donc à l’esprit qu’une plante ne peut grandir que si elle est plantée, au préalable, et arrosée, mais aussi que, le paradis ne s’obtient que par la crainte de Dieu et la bonne action. Toute autre attitude envers Dieu est un manque de respect pour Lui. En effet, on ne peut prendre la baleine que de la mer et encore faut-il la pécher. Comment veux-tu donc espérer déjeuner demain alors qu’apràs le dàner, il ne te reste plus de provisions. De même, comment cuire sans eau ni feu ? Celui qui prétend le faire n’est qu’un âne bridé. Par ailleurs, comment veux-tu être reconnaissant envers le Prophàte, ses compagnons, ses descendants et ses héritiers dans le savoir, sans être reconnaissant envers ton Cheikh et garant ? Médite donc ce verset : “(Lorsqu’ils disent) Nous voulons prendre de votre lumiàre, on leur rèpondit : retournez derriàre vous. . . “ En effet celui qui se détourne de Dieu apràs avoir bénéficié de sa Grâce, aura du regret, parce qu’ayant échangé le bien contre le mal ; et c’est comme cela qu’il faut apprécier le fait de se détourner des saints. Si donc, tu es intelligent et réfléchi ne néglige pas les saints car si tu n’as pas la chance de te mettre au service du Prophàte (P.S.L.) l’opportunité t’est donnée de le faire au bénéfice des Saints. Et, comment une dette se paierait-elle si le débiteur disparaàt au moment d’honorer la créance ? Dieu n’a institué la priàre que pour vous permettre de vous repentir et de vous humilier, et le jeûne que pour vous permettre de dompter vos sept organes de sens. Dieu vous demande de sacrifier vos richesses pour Sa Gloire et de servir le Prophàte, ses Descendants, ses Khalifs et ses Héritiers dans le savoir. Pourtant, certains n’obtempèrent pas et se dirigent vers les incrédules et les chefs temporels qui sont aux antipodes des premiàres cités, comme le feu s’oppose à l’eau. Ils sont des ennemis du Prophàte Mouhamed (P.S.L.) qui incarne la Pureté et qui est l’Élu de Dieu. Chers frères, pensez donc au sacrifice et au dévouement et réfléchissez à ces évidences : Tout puits creusé peut devenir source; une petite mesure (Modd) peut devenir soixante mesures appréciables ou plus. Une simple brebis peut engendrer un grand troupeau. Une semence de palmier peut-être à l’origine d’une grande quantité de dattes. Un seul savant peut former beaucoup de disciples. Une seule braise peut provoquer un grand feu. Une semence peut être une quantité supportable par une seule personne et être à l’origine d’une récolte abondante lourde à porter pour un groupe. Vous pouvez deviner le reste apràs ces exemples. Comment voulez-vous avoir l’Au-delà sans recourir à un Prophàte ou à un guide spirituel ? Et comment celui qui a attendu la tombée de la nuit pour marcher peut-il accompagner celui qui s’est levé tât le matin, surtout s’il ne suit pas ces traces avec des indications claires, s’il n’a pas de provisions de voyages ou s’il n’est pas guidé ? Si vous n’avez pas la chance d’être un contemporain du prophàte, et que vous refusez de vous diriger vers un saint, vous risquez de vous acquitter de la priàre du matin au crépuscule, alors que le soleil continue de se lever à l’est et de se coucher à l’ouest (et il n’y a pas pour les gens attachés à la priàre, place pour des efforts vains). Si vous n’avez pas de chameau pour déplacer une charge, contentez-vous d’un âne, car toutes les bêtes de somme proviennent de Dieu.


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Vous qui êtes dotés d’intelligence, ne vous préoccupez pas des reproches des gens et pensez à votre état d’avant la naissance et après la mort, car vous étiez dans la solitude, et pourtant, personne ne s’en plaignait et vous n’aviez pour vous réconforter que Dieu. Sachez aussi que le fait de profiter d’un Saint contemporain n’est pas comparable au fait de se conformer aux heures de prière. En effet, si l’heure indiquée pour la prière vous échappe, vous vous acquitterez de la dette de prière quand vous voudrez tandis que le disque du soleil disparaît au couchant il devient impossible de s’orienter, si ce soleil est celui que nous connaissons, celui qui apparaît, entre autres sphères et constellations. “ Le Soleil de la Terre” quant à lui, émane de Dieu et se meut sur la terre par la Volonté de Dieu, et ce soleil n’est rien d’autre que le Guide spirituel. Tout Soleil est accompagné d’étoiles et les étoiles du “soleil de la Terre” sont les mourides, même si cela peut étonner. Sachez aussi que Dieu n’a dit à Adam “ Oh Adam, Habite le Paradis Toi et Ta Femme”, que pour lui montrer ses bienfaits afin qu’il les apprécie, en soit avide et qu’il s’adonne à l’adoration de Dieu, lui et ses descendants. Certes, Dieu ne l’avait pas introduit dans le Paradis oç l’on demeure éternellement, parce que la vocation d’Adam est d’abord d’adorer Dieu. De même, Dieu n’a créé Hawa la belle, de l’espàce d’Adam que pour montrer à celui-ci trois personnes (Hawa et ses deux jumelles), ainsi, Adam se retrouve confronté au devoir d’action mais avec l’espoir d’une rétribution, et d’une progéniture pour se réconforter ; une progéniture qui peut l’assister aussi dans son action d’adoration de Dieu, ce qui correspond à une mission difficile. Sachez qu’un serviteur ne peut bénéficier des grâces de Dieu que par son action et son esprit, son acceptation des décisions de Dieu, une patiente non ponctuée de plaintes dans l’action pour laquelle il est créé, et par le refus de formuler des reproches à l’égard de son Cheikh, tout en sachant que le fait de prêter attention à son corps et à ses habits ne peut servir que si on s’est préoccupé de la purification de son cœur et de l’éducation de ses organes. Veillez aussi à ne pas négliger vos ablutions et la purification de vos corps, à couvrir les parties honteuses de vos corps, et n’oubliez pas que l’arme du musulman est : la Priàre et le repentir, la Veillée, l’Invocation avec ferveur à tout moment, l’éducation de tous les organes, surtout les organes de sens, la fidélité aux liens de parenté, car elle procure la longévité, la bonne action envers les voisins autant que possible et l’espoir en Dieu ; espoir en Dieu sans pessimisme, car Dieu connaàt vos états d’âme. Veillez aussi à ne pas raconter tout ce que vous voyez ou entendez, mais, soyez plutât attentifs à vos propres défauts, à ce qui peut vous nuire, vous mettre en colàre, ou vous rendre malheureux. Parlez donc moins si vous êtes des réfléchis et éviter d’agir dans un sens qui puisse nuire à votre âme. Soyez toujours persévérants et patients dans l’œuvre de perfectionnement des âmes des gens et ne faites jamais, dans tous les cas, allusion aux épreuves endurées durant votre quête de Dieu. Préparez-vous à voyager par vos personnes et par vos biens à la Rencontre de Dieu ; peut-être, y arriverez-vous par l’action qu’il apprécie et vous pourrez alors bénéficier de son aide dans vos efforts de perfectionnement. La sincérité pourra alors revenir apràs les moments d’ébranlement, mettez-vous au service du prophàte (P.S.L.), car, la conséquence en est l’obtention d’une grâce abondante qui adoucit la douleur, fait disparaêtre la fatigue endurée, de la même faàon que les nuages se transforment en pluies abondantes et fécondes.


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CONSEILS SUR LES RAPPORTS SOCIAUX Il est recommandé à tout musulman, de veiller aux liens de parenté, car comme le mentionné dans un hadith, cela procure la santé et âte du corps certains maux ; de ne pas médire les parents et de les aider aussi bien dans leurs affaires qui touchent à la vie que dans celles qui touchent à l’adoration de Dieu, car comme l’enseigne ce verset : “Les musulmans sont des frères”. Installez la paix entre eux et craignez Dieu, peut-être bénéficierez-vous de sa Grâce”. Le musulman doit aussi, respecter ses voisins et faire du bien à leur égard ; éviter de les injurier ou de faire des actions blâmable à leur endroit, de les médire, de les calomnier, de les déranger ou d’être jaloux des dons que Dieu leur à accordés. Il doit aussi aider s’ils sont dans le besoin, qu’il s’agisse d’aumâne ou d’aide dans la réparation de leurs maisons, leur ouvrir sa porte à chaque fois qu’ils en expriment le désir, bien les accueillir s’ils viennent causer; les conseiller, et par delà eux, conseiller tous les autres croyants, car le conseil vaut pour tous les gens pieux plus que pour la guerre sainte (Djihad). Le musulman est tenu aussi d’être généreux envers les pauvres et les orphelins, envers lesquels il doit aussi respect et orientation; avoir pitié des esclaves de la même faàon qu’il éprouve ce sentiment pour les femmes et enfants, s’occuper d’eux et les protéger, en se référant aux paroles suivantes du prophàte : “Vous tous, vous àtes des bergers et chaque berger devra rèpondre d son troupeau (des ses administrès). Oh toi, donc, le Mouride, sache que toute nourriture est appelèe â s’èpuiser et que la faim et la soif te guettent â chaque ètape de ton voyage." Par conséquent, la meilleure provision est la crainte de Dieu le Puissant, le perfectionnement de ton âme, le refus de te préoccuper des gens et de leurs reproches; le courage de contrarier ton corps en sachant qu’il déteste l’épreuve, car Dieu nous dit : “je vous ai prescrit l’obligation du combat et c’est une chose que vous n’aimez guàre. Or, il se peut que vous n’aimiez pas une chose alors qu’elle est dans votre bien et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle est un mal pour vous.” Serais-tu, par hasard, sûr que Dieu te veut du mal, ou aurais-tu une autre excuse, ou encore veux- tu t’en remettre à un autre que Dieu ? Veux-tu veiller sur la richesse créée par Dieu en oubliant les soldats de Dieu ou bien les chasserais- tu ? Comment chasser des voleurs qui ne sont pas encore venus; insister dans la quête de richesse; comment réparer une chose avant de ne l’avoir cassée; détruire un édifice que l’on n'a pas encore construit ; veiller sur quelque chose qui n’existe même pas ? De même, comment préférer les affaires des gens et négliger celles de Dieu qui sont impérissables ? Comment Sortir sans être entré auparavant, ou interdire l’usage d’une chose alors que l’on ne le possàde même pas ?


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Sachez enfin que ceux qui courent à l’enrichissement (ou qui se revêtent de manteaux) verront que leurs corps, avec leurs os, artères, veines et peaux enveloppantes finiront sous terre à cause des vicissitudes de l’existence. Et si ce n’était Dieu, comment ces corps pourraient-ils quitter le néant pour à nouveau revivre ? Oâ sont donc vos jours et nuits de bonheur ? Ils ne sont devenus que des preuves contre vous. Vous qui êtes passager d’un bateau, ne le remplissez donc pas de pierres et ne faîtes pas de la quête de richesses matérielles votre objectif jusqu’à oublier d’accoster. Et ne croyez jamais que ce que vous obtenez provient d’un autre que Dieu le Généreux. Ne prenez pas non plus la Terre comme un cheval, car si ce dernier ne montera jamais sur son cavalier, la Terre, elle, sera un jour au-dessus de vous. Enfin, vous qui montez sur un arbre difficile, ne vous arrêtez donc pas trop souvent afin de ne pas compromettre votre ascension.

Daara khidmatoul cheikhoul khadim Avec la complicité de Camille Quèrè 8 rue d’Etigny, 64000 Pau